Histoire du Maillot à pois
Quelle est l’origine de cet étrange maillot blanc à gros pois rouges qui apparaît sur les routes de montagne de France chaque mois de juillet ?
En 1933, le directeur du tour de France de l’époque Henri Desgrange décide de créer le classement de la montagne pour récompenser Vicente Trueba
qui arrivait en tête à tous les sommets mais perdait toute son avance dans les descentes et ne gagnait aucun prix.
Le principe est simple : chaque col franchi rapporte des points (20 points pour le premier arrivé en haut du col, 18 pour le deuxième,
16 pour le troisième et ainsi de suite), qui sont additionnés afin de dresser le classement de la montagne.
Il faut attendre 1975 pour que le meilleur grimpeur reçoive un maillot distinctif : le fameux maillot à pois.
Le sponsor de l’époque, Chocolat Poulain, impose ses couleurs : le maillot du meilleur grimpeur sera blanc à gros pois rouges. Depuis 1993, Champion est le partenaire officiel du maillot à pois.
En 2009, Carrefour prend le relais et organise au mois d’avril la première édition du tour de
France du maillot à pois pour fédérer ses salariés sur cette année de passation entre Champion et Carrefour...
Le porteur du maillot à pois le plus célèbre est Richard Virenque : qui a gagné sept fois de 1994 à 2004 le Maillot à Pois.
Vous pourrez retrouver Richard Virenque sur le Tour de France il fait en effet partie de l’équipe des Relations publiques de Carrefour.
Les grandes figures du Tour de France
Ils ont sué sur les mêmes pentes et souffert mille maux pour tenter de remporter le maillot jaune.
Depuis plus d’un siècle, le Tour de France enfante des sportifs hors du commun, et qu’ils s’appellent Indurain,
Poulidor ou Brambilla, leurs noms sont à jamais entrelacés avec la plus célèbre des boucles.
Lire la suite
Le pionnier
Attardons nous quelques instants sur le gagnant du Tour 1903. A l’époque, la compétition ne comptait que six étapes démesurées (471 km entre Nantes et Paris !). Elle fût remportée par Maurice Garin, premier à inscrire son nom au palmarès de la course qui allait très vite devenir la plus célèbre du monde.
Le maudit
Le Tour de France reste une course… que beaucoup n’arrivèrent jamais à gagner. Le plus célèbre des numéros deux est bien sûr Raymond Poulidor, "l’éternel second", qui redoublera de malchance dans les Tours de 1964 (où il perdit la première place suite à une collision avec une moto !), puis de 1965 et 1974, finissant à chaque fois sur la deuxième marche du podium. Malgré ses échecs, "Poupou" reste une légende du cyclisme français, symbole du sportif combatif par excellence.
Les disparus
D’autres noms restent célèbres, pour des raisons malheureusement plus tragiques. La mort de Tom Simpson en 1967 fut un véritable choc. Le jeune coureur britannique s’effondra dans la montée du mont Ventoux. En 1995, la terrible chute collective au col de Portet d’Aspet mit fin à la carrière prometteuse du jeune Fabio Casartelli, dont la tête heurta mortellement le parapet de pierre, au bord de la route.
Les rescapés
Heureusement, il y aussi de véritables petits miracles sur le Tour de France. En 1951, le Hollandais Win Van Est réussit l’exploit d’inscrire deux fois son nom au panthéon de la Grande Boucle. Le 16 juillet, il devint le premier Néerlandais à porter le maillot jaune, et le lendemain, il survit à une chute de... 70 mètres ! Victime d’une crevaison dans l’ascension du col pyrénéen de l’Aubisque, Van Est attaqua la descente comme un bolide pour rattraper son retard. Il finit par manquer un virage et s’envola dans les airs. Quinze mètres plus bas, il rebondit sur son vélo qui s’était écrasé sur un rocher et poursuivit sa chute sur plusieurs dizaines de mètres. Miracle : le coureur s’en sortira sans aucune fracture !
Les excentriques
La Grande Boucle voit parfois passer sur ses routes des coureurs pas comme les autres. Le plus célèbre d’entre eux reste sûrement Pierre Brambilla, à la fin des années quarante. La relation quasi-fusionnelle qu’il entretenait avec sa bicyclette marqua les esprits. Surnommé "l’homme qui murmurait à l’oreille de son vélo", le coureur n’hésitait pas à insulter copieusement sa monture dans les mauvais jours ou à la cajoler comme un bijou lors de bonnes performances. Cette histoire d’amour passionnelle se terminera tragiquement, puisqu’à la suite du Tour 1947, Brambilla ira jusqu’à enterrer son vélo dans son jardin à Annecy, coupable selon lui de lui avoir fait perdre le maillot jaune au profit de Robic !
Les grands champions
Le Tour de France est un rêve pour tous les cyclistes, et le maillot jaune est aux champions ce que la couronne est aux rois. Parmi les grandes figures du Tour, des personnages hors du commun ont marqué l’Histoire par leurs seules performances, entrant ainsi dans la légende de la course la plus célèbre du monde.
Le premier à battre tous les records fut Jacques Anquetil, qui remporta cinq fois le Tour au début des années soixante. Sa rivalité avec Poulidor passionna les spectateurs, notamment en 1964, où "l’éternel second" fut battu d’à peine une minute, après un incroyable duel dans la montée du Puy de Dôme.
La décennie suivante sera celle d’un seul homme, peut-être à ce jour le plus célèbre coureur du Tour : le Belge Eddy Merckx. Lui aussi vainqueur de cinq grandes boucles, le "cannibale", surnommé ainsi pour son insatiabilité, détient un des palmarès les plus complets du sport mondial. Au début des années 90, c’est au tour de Miguel Indurain d’entrer dans la légende. Premier coureur à remporter cinq Tours consécutifs, Indurain était aussi reconnu comme un personnage affable et chaleureux, ce qu’il ne l’empêchait pas d’asphyxier littéralement ses adversaires par sa puissance et son sens inné de la course.
Enfin, la suprématie de Lance Amstrong marqua les années 2000. L’Américain, au destin hors du commun (il revint au cyclisme après un cancer des testicules dans les années 90), est à ce jour le recordman des victoires du Tour, avec sept titres consécutifs.
Les moments les plus émouvants du Tour
Le Tour de France est sans doute une des épreuves sportives les plus exigeantes.
Au fil des kilomètres, l’effort et la douleur deviennent peu à peu les dénominateurs communs de tous ceux qui défient la Grande Boucle.
Ce qui n’empêche pas les élans de solidarité… Retour sur quelques-uns des moments les plus émouvants du Tour de France.
Lire la suite
Le sacrifice de René Vietto
Attardons nous quelques instants sur le gagnant du Tour 1903. A l’époque, la compétition ne comptait que six étapes démesurées (471 km entre Nantes et Paris !). Elle fût remportée par Maurice Garin, premier à inscrire son nom au palmarès de la course qui allait très vite devenir la plus célèbre du monde.
Le Tour maudit de 1935
Cette année a laissé une trace bien funeste dans l’histoire du Tour. Pour la première fois, des coureurs ont perdu la vie sur les routes de la Grande Boucle. C’est d’abord le grand champion Antonin Magne, percuté par une voiture, qui décède de ses blessures pendant son transfert à l’hôpital, puis l’Espagnol Cepeda, qui succombe à une chute vertigineuse dans la descente du Galibier. En 1967, la mort du très jeune Tom Simpson marquera aussi durablement les esprits.
Ocana et Merckx : duel d’hommes d’honneur
Sur le Tour de 1971, Eddy Merckx, grand favori, semble intouchable. Mais c’est sans compter le jeune Luis Ocana, qui réussit à gagner deux étapes de suite et prend huit minutes d’avance sur le "cannibale". La presse s’enflamme, le public aussi, mais le duel va prendre une fin inattendue. Sur l’étape de Luchon, Merckx attaque comme un diable pour rattraper son retard. Ocana tente de suivre la cadence mais finit par chuter dans le col de Menté, sous un orage dantesque. Contraint à l’abandon, alors qu’il possédait toujours une avance importante au classement général, l’Espagnol voit le Tour lui échapper. Merckx, en grand champion, refusera d’enfiler le maillot jaune à l’arrivée, par respect pour son valeureux adversaire, auquel il rendra visite à l’hôpital.
Simon le malheureux
Tour de France 1983. Le Français Pascal Simon endosse le maillot jaune après une étape épique dans les Pyrénées, avec plus de quatre minutes d’avance sur le peloton. Grand favori, il reste intouchable pendant les deux étapes suivantes, avant de chuter lourdement à Fleurance. Le coureur se relève et finit l’étape au courage, mais le diagnostic est sévère : fracture de l’omoplate et déchirure des tendons de l’épaule. A douze jours de l’arrivée, Simon décide de continuer, coûte que coûte. Pendant cinq jours, soutenu par son équipe, il garde le maillot jaune sur son dos, endurant des souffrances terribles. Dans le Massif Central, talonné par Fignon, Simon est héroïque, et conserve son avance. Mais le 18 juillet, une semaine après sa chute, le coureur s’avance vers la terrible traversée des Alpes et sait que le bout du chemin est arrivé pour lui. Peu après le départ de la 17ème étape, il met pied à terre et laisse son dauphin Fignon s’envoler vers sa première victoire…
Hinault et Lemond franchissent la ligne ensemble
Sur le Tour 1985, l’Américain avait épaulé Hinault sur le chemin de sa cinquième victoire, lequel, en échange, avait promis de faire la même chose pour son coéquipier dans le Tour suivant. Très vite, sur l’édition de 1986, les deux hommes dominent le peloton. A la 18ème étape, Hinault est deuxième, une poignée de secondes derrière LeMond, et tout peut basculer dans la mythique montée de l’Alpe d’Huez. Au coude à coude pendant toute l’ascension, Hinault et Lemond finissent par franchir la ligne d’arrivée main dans la main, le Français respectant sa promesse, malgré les enjeux sportifs, et laissant son ami et coéquipier filer vers la victoire.
L’hommage de Lance Amstrong
Sur le Tour de 1995, alors que Virenque est en train de faire une démonstration à Portet d’Aspet, une chute entraîne plusieurs coureurs dans la descente. Parmi eux, l’italien Fabio Casartelli, champion olympique en 1992, et grand ami de Lance Amstrong. Le malheureux coureur, sans casque, heurte le parapet de plein fouet et décède sur le chemin de l’hôpital. Le lendemain, la course est suspendue, le Tour est sous le choc. Deux jours plus tard, sur l’étape de Limoges, Amstrong fait une échappée incroyable, laissant loin derrière lui l’ensemble du peloton. Sur la ligne d’arrivée, l’image d’Amstrong, doigts pointés vers le ciel en hommage à son ami disparu, restera un moment fort.
Le Tour de France en 10 dates
Le Tour de France fêtera cette année ses 108 ans. Pour comprendre ce qu’est devenue la Grande Boucle aujourd’hui, il est important de se pencher sur les dix dates majeures qui ont fait son histoire.
Lire la suite
1903
13 janvier : Henri Desgrange, directeur du journal L’Auto, annonce la création de "la plus grande épreuve cycliste jamais organisée". Derrière l’aspect sportif de l’événement, Desgranges cherche aussi à porter un coup fatal au journal concurrent, L’Auto-Vélo.
1er juillet : Le premier Tour de France de l’Histoire s’élance à 15h00, d’une auberge de Villeneuve-Saint-Georges, au sud de Paris. Sur les soixante pionniers au départ, seuls vingt et un concurrents finiront la course, après six étapes et 2 428 km parcourus. Le premier vainqueur du Tour est Français, il s’appelle Maurice Garin.
1919
Henri Desgrange, toujours aussi soucieux de promouvoir son journal, a l’idée de distinguer le premier coureur du classement général avec un maillot aux couleurs de L’Auto : le maillot jaune est né. Le français Eugène Christophe est le premier à l’enfiler.
1930
Le Tour de 1930 constitue un jalon fondamental dans l’évolution de l’événement. Plusieurs innovations font leur apparition cette année-là. Henri Desgrange décide de ranger les coureurs derrière leurs bannières nationales, abandonnant ainsi le concept d’équipes de marques, qui était d’usage jusque là. Les organisateurs doivent donc désormais régler tous les frais des coureurs, bicyclettes incluses. Desgrange finit par accepter la présence de véhicules publicitaires sur la course : c’est la naissance de la fameuse Caravane du Tour, qui aujourd’hui compte près de 200 véhicules. 1930, ce sont aussi les premiers reportages radiophoniques en direct, notamment par Jean Antoine et Alex Virot. Ces retransmissions haletantes augmentent considérablement la popularité du Tour.
1952
Première arrivée au sommet de l’Alpe d’Huez. Cette ascension, longue de 14 km, va vite devenir une des étapes majeures du Tour.
1964 - 14 juillet
Jacques Anquetil remporte son cinquième Tour de France et entre dans l’Histoire. Le duel qui l’oppose à Raymond Poulidor passionne toute la France, notamment leur coude à coude dans la montée du Puy de Dôme. A l’arrivée au Parc des Princes, Poulidor ne comptera qu’une minute de retard sur le "Grand Jacques".
1974 - 21 juillet
Jusque là, l’arrivée du Tour de France se faisait dans l’enceinte du Parc des Princes, à Boulogne. Le contre-la-montre des Champs-Elysées est créé cette année-là, pour le plus grand bonheur des spectateurs, qui se pressent par milliers sur la célèbre avenue. C’est aussi l’année où apparaît le maillot à pois, qui distingue le meilleur grimpeur.
1995 - 23 juillet
Le cycliste espagnol Miguel Indurain devient le premier coureur à remporter cinq Tours successifs. Son arrivée sur les Champs-Elysées, avec plus de 4 minutes d’avance au classement général sur le second, est un véritable triomphe.
2005 - 24 juillet
Lance Amstrong pulvérise tous les records en remportant sa septième Grande Boucle consécutive. L’Américain, véritable survivant (il avait mis un terme à sa carrière dans les années 90, suite à un cancer) entre définitivement dans l’histoire du Tour.
Quand le tour dépasse les frontières
A priori, qui dit Tour de France, dit France. Mais, très jeune, la Grande Boucle a manifesté le besoin d’aller visiter les pays voisins, voire même d’aller pédaler par-delà les mers… Retour sur ces étapes essentielles dans l’histoire du Tour.
Lire la suite
Metz : ville allemande
En 1907, le Tour a quatre ans et déjà, les frontières hexagonales ne sont plus suffisantes pour les organisateurs de la course. Metz, ville devenue allemande lors de la guerre de 1870, n’est situé qu’à 15 km de la frontière, mais la venue du Tour ne laisse personne indifférent. Quand le peloton arrive, une foule de supporters clame des slogans patriotiques, montrant à la France entière que la blessure est encore vive.
Bruxelles et le Tour
1947. La France se relève péniblement de la Seconde Guerre mondiale. Les paysages traversés sont encore marqués par la violence des conflits récents. Pour la première fois, une étape entière est programmée entre deux villes étrangères : Bruxelles et Luxembourg. Mais le grand moment de la capitale belge restera 1958, année au cours de laquelle elle est désignée point de départ de la Grande Boucle.
Le départ à l’étranger : une révolution ?
Pour la 41ème édition du Tour, le départ est donné pour la première fois hors de France, plus précisément à Amsterdam. L’idée première des organisateurs est de rendre hommage à l’hégémonie hollandaise qui a marqué les éditions précédentes du Tour. La nouvelle est plutôt mal accueillie par les supporters les plus chauvins, qui considèrent que la grande course doit rester, comme son nom l’indique, dans les limites hexagonales. Malgré tout, le départ de 1954, dans un Amsterdam en liesse, ouvrira la porte aux futurs Tours, dont les séjours à l’étranger allaient s’avérer nombreux.
1987 : le Tour part de Berlin… mais du côté ouest
En pleine fin de guerre froide, alors que le mur de Berlin vit ses dernières années, la Grande Boucle prend son départ de la capitale ouest-allemande, au cœur d’un pays tragiquement divisé depuis près de quarante ans. Le symbole restera fort.
Quand le Tour célèbre l’Europe
En 1992, pour célébrer la création de l’Union européenne, la Grande Boucle traverse les six pays fondateurs de la CEE : la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Italie, la France et l’Allemagne. Miguel Indurain remporte la course et confirme son hégémonie lors de cette très Grande Boucle.
1998 : le Tour de France traverse la Manche
En 1994, le peloton avait participé à l’inauguration de l’Eurostar. Cette fois-ci, le Tour prend ses quartiers en Irlande, pour un départ historique hors des frontières de l’Europe continentale. De Dublin, les participants gagnent Roscoff en ferry. La vision des centaines de coureurs saluant la foule depuis le pont du bateau reste un moment fort de cette édition.
2007 : départ de Londres
Deux capitales mythiques, deux rivales aussi, à l’occasion. Départ de Londres, arrivée à Paris, pour un Tour qui s’élance dans un sens inédit : d’Est en Ouest, en passant par la Belgique. La Grande Boucle prend son envol sur les bords de la Tamise, célébrant ainsi, de la plus belle des manières, l’Entente cordiale vieille d’un peu plus de cent ans.
Le Tour de France en neuf anecdotes
Depuis plus d’un siècle, le Tour est le théâtre d’exploits sportifs retentissants. Mais l’histoire s’écrit aussi en marge de la Grande Boucle. Sélection des anecdotes les plus croustillantes, qui confirment que le Tour n’est décidément pas une course comme les autres.
Lire la suite
Les premières années : tous les coups sont permis
Dans les premières éditions du Tour, entre 1904 et 1906, les étapes de nuit, alors en vigueur, donnent lieu à des scènes plutôt cocasses. Pierre Chevalier, par exemple, signalé distancé de plusieurs dizaines de kilomètres sur la cinquième étape, arrive finalement 3ème, étrangement frais : il a effectué la plus grande partie de l’épreuve en voiture ! D’autres font du stop ou prennent même le train. Les tricheurs seront heureusement confondus.
Empoisonnement présumé
En 1911, Paul Duboc, leader du Tour, doit abandonner la course. Victime d’une violente intoxication alimentaire, il accuse un bidon tendu à Argelès-Gazost. La presse s’empare de l’affaire et Garrigou, rival de Duboc, est montré du doigt. Dans la traversée de Caen, ville natale du malheureux coureur, Garrigou est protégé par les forces de l’ordre qui craignent des débordements. Il porte un maillot empêchant de le reconnaître et a peint son vélo en noir. Près d’un siècle plus tard, la lumière sur cette affaire d’empoisonnement présumé n’a toujours pas été faite.
Le cycliste forgeron
En 1913, le coureur français Eugène Christophe est heurté par une voiture dans la descente du Tourmalet. Le cycliste est indemne, mais la fourche de son vélo, elle, est cassée. A cette époque, personne n’est autorisé à venir en aide aux coureurs. Christophe part donc à pied, à la recherche d’un endroit pour réparer sa machine. Après 14 kilomètres de marche, il déniche un forgeron à Sainte-Marie-de-Campan, et entreprend de changer sa fourche. Sous le regard de trois juges dépêchés exprès sur place, le coureur effectue les réparations. Le forgeron se contente d’alimenter le soufflet de la forge, mais pour les juges, ce petit coup de pouce est illégal : Eugène Christophe écopera donc, en plus de tout ce qu’il a enduré, d’une pénalité de temps pour cette incartade !
Le vœu de Robic
A la veille du départ du Tour 1947, Jean Robic épouse Raymonde, sa fiancée. Le lendemain, peu avant de quitter son nouveau foyer, il fait une promesse à son épouse : "Je n’ai pas de dot, mais je t’offrirai le premier prix du Tour !". Trois semaines plus tard, Robic revient à Paris, enfile le maillot jaune lors de la toute dernière étape au Parc des Princes et réussit à tenir sa belle promesse.
Quand l’effort est vin
En 1979, alors qu’Hinault est sur le point de remporter son deuxième sacre consécutif, un spectateur, vigneron d’Echevronne, promet au premier coureur qui passera devant chez lui une récompense inédite : le poids du champion en vin ! Devant les journalistes et le public amusés, le généreux producteur récompense Sergio Parsani. Le gabarit particulièrement modeste du coureur ajoute la touche finale à cet épisode déjà plus que comique.
La glace de Bahamontes
Sur le Tour de 1954, un grimpeur hors pair fait son apparition : l’Espagnol Federico Martin Bahamontes, vite surnommé "l’aigle de Tolède" pour sa façon aérienne de pédaler, et ses mouvements dignes d’un danseur de flamenco. Connaissant ses limites en descente et en contre-la-montre, Bahamontes ne semble intéressé que par la montagne. Ainsi, sur l’étape Lyon-Grenoble, il distance largement ses adversaires dans le col de Roméyères et, arrivé au sommet, s’arrête pour déguster une glace à la vanille tout en regardant ses concurrents arriver et amorcer la descente !
L’abandon d’Indurain
Sur le Tour de 1986, alors qu’il n’est encore qu’un espoir au service du champion Pedro Delgado, Miguel Indurain est contraint d’abandonner le Tour à la douzième étape. L’Espagnol n’est pas blessé, mais son père a besoin, plus tôt que prévu, d’aide pour les récoltes dans la ferme familiale de Villava !
Virenque le rusé
En 1995, en pleine échappée avec Fernando Escartin, Virenque jette un coup d’œil sur le cardiofréquencemètre de son rival : celui-ci est au sommet de son rythme cardiaque. Virenque, malin et fin tacticien, sait qu’à 180 pulsations par minute, Escartin est proche de la rupture. Le Français en profite et accélère une dernière fois, pour finir vainqueur à Cauterets.
L’hymne à la joie
En 2009, Alberto Contador remporte son deuxième Tour de France, devant Andy Schleck et Lance Amstrong. Sur le podium des Champs-Elysées, le Madrilène monte sur la plus haute marche, pose la main sur le cœur et entend retentir... l’hymne danois ! Une erreur de l’orchestre, que le champion espagnol a pris avec beaucoup d’humour.